Centres d'intérêt sur un CV : de quoi parle-t-on ?
Avant tout, distinguons deux éléments qu'on retrouve souvent en fin de CV. D'un côté, les activités qui demandent un vrai engagement, parfois proche du professionnalisme : être responsable d'une association caritative, par exemple. De l'autre, les loisirs et passions que vous aimez pratiquer pendant votre temps libre : un sport, la randonnée, jouer du saxophone dans un groupe de jazz.
Un exemple parlant : être joueur dans une équipe de rugby relève du simple loisir ; être responsable de l'association sportive des clubs de rugby de votre département relève de l'engagement. Dans cet article, on parle surtout du second cas, les passions et centres d'intérêt variés : danse, yoga, tennis, escalade, arts plastiques ou collection de timbres.
Les loisirs sur un CV, est-ce bien raisonnable ?
Gardez toujours une règle en tête : chaque élément du CV doit apporter quelque chose à votre candidature. Prenons un exemple. Vous êtes jeune diplômé(e) et postulez comme auxiliaire de vie, un métier qui consiste à accompagner des personnes âgées dépendantes. Si vous mentionnez que vous aimez la danse et la musique électronique, vous faites un hors-sujet qui ne servira pas votre dossier. Autant supprimer ces éléments pour aérer votre présentation et gagner en efficacité.
Imaginez maintenant que vous pratiquez régulièrement la gymnastique et le yoga. Là, ce sont clairement de bons points : vous avez une bonne condition physique et vous renvoyez l'image de quelqu'un de posé, qui maîtrise ses émotions. Pour un métier exigeant physiquement et mentalement, vous semblez bien armé(e). La même passion peut donc être un atout ou un hors-sujet selon le poste visé.
Et si mes centres d'intérêt n'ont rien à voir avec le poste ?
Cela arrivera souvent, et ce n'est pas grave. Dans ce cas, inutile de remplir une case pour la forme : supprimez simplement ces éléments. Avant cela, passez en revue toutes vos passions, présentes mais aussi passées. Si l'une d'elles a un lien avec le secteur d'activité ou l'environnement du poste, n'hésitez pas à la mettre en avant.
Bien choisir : chaque passion renvoie une image
Quand vous sélectionnez vos centres d'intérêt, pensez systématiquement aux qualités associées à l'activité. Chacune dessine une première image de votre personnalité :
- le rugby ou un sport collectif évoquent l'esprit d'équipe, la détermination et le courage ;
- la voile ou le catamaran suggèrent quelqu'un d'aventureux et de dynamique ;
- le yoga ou le taï-chi renvoient une personnalité calme et tempérée.
À l'inverse, certaines passions traînent des a priori. Les jeux vidéo peuvent évoquer, à tort, quelqu'un de renfermé ; la chasse déplaira à toutes les personnes attachées à la protection des animaux. La règle est simple : évitez ce qui est clivant ou trop connoté, sauf si c'est directement pertinent pour le poste.
Comment les formuler sur le CV
Une mention vague n'apporte rien. Mieux vaut préciser pour transformer une simple ligne en information utile.
Lecture, sport, cinéma.
Course à pied : préparation de deux semi-marathons. Bénévolat : accompagnement mensuel dans une association d'aide aux devoirs.
Vous décidez de ne pas la mettre ? Préparez quand même la réponse
Vous avez réfléchi et choisi de ne pas inclure cette rubrique : c'est votre droit, et c'est tout à fait respectable. Un conseil malgré tout : préparez la réponse à cette question pour l'entretien. Si le recruteur n'a rien trouvé sur votre personnalité dans le CV, il sera d'autant plus curieux de vous interroger dessus.
Au jeu des questions sur les loisirs, l'idéal est aussi de laisser un peu parler le recruteur, même s'il n'y est pas toujours disposé. Cela révèle parfois des passions communes, et là, ça peut faire tilt. Un exemple vécu : un candidat dont le recruteur aperçoit l'équipement de motard en fin d'entretien. Deux ou trois questions plus tard, ils découvrent une passion commune pour les motos et discutent un bon quart d'heure. Deux jours après, le candidat recevait une proposition. Moralité : les passions, ça rapproche vraiment.